La voie de l'action

L’esprit et la pratique "du Zen pour l’Homme Occidental"

selon la voie tracée par Karlfried Graf Dürckheim

« Dans ce qui est vu, il ne doit y avoir que ce qui est vu, dans ce qui est entendu il ne doit y avoir que ce qui est entendu, dans ce qui est éprouvé, il ne doit y avoir que ce qui est éprouvé. » (Bouddha)


Exercices :


Zazen :

Simplement s’asseoir, en silence, attentif à ce qui se présente
à l’instant à travers nos sens (voir, entendre, sentir…)

Cet exercice, apparemment simple, purifie l’homme du trop :
trop de pensées, trop d’émotions, trop de soucis… et le rend
à sa simplicité, son calme originel, sa « nature essentielle »
dit Dürckheim.


Hara :

« Mon kikaï tanden, mes reins, mes jambes et le centre de mes pieds sont la véritable patrie de mon âme ». (Maître Hakouin).

Cette phrase déconcerte l’Occidental pour lequel seules les facultés intellectuelles et affectives sont auréolées de dignité et porteuses des valeurs dites spirituelles.

Ce que nous révèle maître Hakouin dans cette phrase pour le moins étonnante, c’est que, si l’homme souhaite entrer en contact directement avec le mystère, la beauté, l’âme de tout ce qui vit,
il doit se défaire de ses idées, de ses interprétations et de ses émotions personnelles qui posent un filtre entre lui et la réalité telle qu’elle est.

Pour VOIR autrement, il doit déménager de ses lieux de prédilection, le mental et l’affectif, dont le siège se situe dans le haut du corps (la poitrine, la tête) vers le bas du corps, le Hara,
lieu sacré pour les Japonais.

Outre que la présence dans le Hara nous rend capable de VOIR sans filtre, elle confère à l’homme qui s’y ancre fidèlement, une stabilité et une confiance qui lui permettent de rester d’aplomb quelles que soient les circonstances.

L'homme qui s’appuie sur les forces profondes du Hara n’est plus soumis aux principaux vecteurs d’angoisses, à savoir : le couple infernal désir/refus.